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Les stratégies de lecture: partie 1

https://www.youtube.com/watch?v=FhkrbdOatDc
Dans cette capsule vidéo, nous aborderons  différentes stratégies de lecture pour rendre vos lectures plus efficaces. Ce qu’il faut savoir pour  que la lecture devienne efficace. Ce qui distingue une personne qui arrive à apprendre en lisant  d’une personne qui retient peu de ses lectures   ce sont les stratégies qu’elle déploie avant,  pendant et après la lecture.

La lecture est un processus actif. On ne peut pas être passif. Tout au long de la lecture, il est essentiel d’appliquer   des stratégies de lecture. La lecture demande donc  une concentration et un engagement cognitif constant.

Il est faux d’affirmer que pour être un  bon lecteur, il faut lire rapidement. Au contraire! Pour être compris, un texte doit être lu plus  d’une fois. Il est souvent nécessaire de relire   plusieurs passages et de prendre des notes en lisant.

La lecture demandant des efforts. Pour appliquer des stratégies de lecture, il faut connaître ses  stratégies de lecture. Les stratégies de lecture   sont des moyens pour rendre la lecture efficiente sur  le plan de l’apprentissage c’est-à-dire des moyens   pour cibler les informations pertinentes, comprendre  ce que l’on lit et surtout le retenir.

Pour lire de façon efficiente, il faut être actif en lisant.  C’est-à-dire, il faut déployer des stratégies qui   permettent de répondre aux questions que l’on se  pose, de repérer les informations importantes, de   donner un sens à ces informations et de lier ces informations aux connaissances que l’on possède déjà.

Les stratégies de lecture déployées par un lecteur lui permettent donc d’apprendre de façon autonome. Les stratégies de lecture présentées  dans cette capsule sont: l’identification des objectifs de lecture, le questionnement en cours de lecture et la reformulation de passages dans ces propres mots.

Dans une seconde capsule, seront  abordés les relations aux connaissances antérieures  ainsi que l’imagerie mentale et la représentation visuelle. L’identification des objectifs de lecture. Pourquoi se fixer des objectifs de lecture?  Pour concentrer ses efforts sur une cible d’apprentissage précise.

Lire sans objectif, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin!  Alors que lorsqu’on se fixe des objectifs, il est  beaucoup plus facile d’identifier les informations   pertinentes et de lier ces informations entre  elles pour atteindre les objectifs qu’on s’est fixés.

On se fixe des objectifs également pour utiliser des stratégies appropriées en fonction de la cible à atteindre. Par exemple, lorsqu’on doit lire pour repérer des éléments d’informations,   on ne lira pas de la même façon que lorsqu’il  s’agit de comprendre phénomène en particulier.

Finalement, on se fixe des objectifs pour évaluer  le degré d’atteinte de cette cible. C’est-à-dire   pour évaluer l’efficacité de la lecture qu’on  vient de faire. Un objectif doit être pertinent, en lien avec ce qu’on a apprendre dans un cours par exemple, précis donc il ne doit pas être trop vague pour qu’on puisse bien repérer les informations pertinentes Il doit être également accessible et réalisable en fonction  de notre niveau de connaissances d’un domaine ou en   lien avec l’outil de lecture qu’on utilise.

On applique cette stratégie de lecture avant chacune des lectures à réaliser. En effet, avant chaque lecture il importe de pouvoir identifier ce pourquoi on lit exactement. Comment fait on pour identifier des objectifs de lecture? Si on lit un texte, c’est qu’on a une intention.

Il faut se  demander pourquoi on lit ce texte en particulier   et prendre le temps d’identifier l’objectif  général de la lecture mais aussi les sous-objectifs   qui peuvent s’articuler autour de cet objectif  général.

Par exemple, si on lit un texte sur la marmotte, c’est peut-être pour s’informer de façon  générale sur la marmotte mais on peut vouloir   aussi vouloir identifier son régime alimentaire, son aire de  distribution ou le moment de la reproduction.

Prendre le temps d’observer l’organisation du texte (les  titres, les sous-titres, les figures) peut aussi   permettre d’identifier ce à quoi répond le texte,  ce qui permet l’identification d’objectifs qui   pourront être atteints.

Si le texte est prescrit  par une enseignante, on peut se demander pourquoi elle l’a rendue obligatoire et quels sont les  objectifs du cours qui sont en lien avec cette lecture. Dans un manuel de cours, les objectifs sont généralement présentés au début de chaque chapitre ou section.

La deuxième stratégie vue dans cette capsule est le questionnement en cours de lecture. Pourquoi se questionner en  cours de lecture? Parce que le questionnement   fait partie intégrante du processus de réflexion  qui permet l’apprentissage.

Il amène à s’engager   dans la lecture et aide à établir les liens entre  les informations et entre ces informations et   nos connaissances antérieures. C’est-à-dire  les connaissances que nous possédons déjà.

On applique cette stratégie avant la lecture pour se questionner sur ce à quoi répondra le texte à lire. Pendant la lecture surtout pour se questionner sur le texte, sur sa compréhension du texte.

Et après, pour se questionner afin  de vérifier et approfondir ses connaissances. Comment appliquer le questionnement en cours de  lecture? D’abord, on effectue un survol du texte, de sa structure, pour identifier des questions  auxquelles on pourra répondre en cours de lecture.

en lien avec les objectifs qu’on s’est fixés  bien sûr. Pendant la lecture, on se questionne   sur l’organisation des informations afin de  pouvoir les lier adéquatement. On questionne le texte pour faire des liens, ce qu’on nomme  le questionnement interactif, et vérifier sa compréhension.

Par exemple, lorsqu’on lit sur la  distribution de la marmotte, on peut se demander   si cela signifie qu’il y a des marmottes aux États-Unis. Il est essentiel de procéder à une relecture pour répondre à ses propres questions.

À cet effet, il est essentiel de recourir à un code lorsqu’on lit. Par exemple, on peut inscrire “OK” près des informations qui sont bien comprises. On peut ajouter des points d’interrogation pour les questions qu’on se pose.

Auquel cas, il faudra relire le texte pour y répondre et ainsi de suite. Après la lecture, on se pose des questions pour vérifier sa compréhension et le degré d’atteinte des objectifs de lecture établis.

On peut se servir des questions à la fin de sections ou de chapitres d’un manuel à cet effet. La troisième stratégie présentée est la reformulation de passage dans ces propres mots.  Pourquoi reformuler dans ses propres mots? Et bien, la reformulation dans ses propres mots,  dans sa tête, à haute voix ou par écrit, permet   de donner un sens à ce qu’on a lu.

Ce processus  est essentiel pour intégrer les informations   dans son propre réseau de connaissances c’est-à-dire pour encoder et sauvegarder les informations dans son bagage personnel de connaissances.

On procède à la reformulation après chaque passage important où chaque paragraphe qu’on a lu. La reformulation consiste à redire dans d’autres mots ses propres mots, des mots plus simples souvent, un passage qu’on a lu.

Il n’est pas favorable de tenter de mémoriser les mots  clés ou même de répéter des phrases toutes faites. On n’intègre plus facilement les informations lorsqu’elles sont énoncées dans nos propres mots.

Commencer par “si je comprends  bien” ou “ça veut dire que” Par exemple, lorsqu’on lit que les marmottes mangent des graminées, on peut reformuler en disant ça veut dire que les marmottes mangent des céréales.

Dans l’extrait qui suit, on vous présente une démonstration ou on fait l’application des trois stratégies de  lecture présentées dans cette première capsule. Pour mon cours d’anatomie et de physiologie,  je dois répondre à la question: Qu’est ce qui produit la salive? Comment est produit la salive?  À quel moment est produite la salive? Pour trouver la réponse, j’utilise mon livre,  le McKinley, je suis allé voir dans l’index et j’ai   trouvé à l’onglet salivation la page  qui présente le mécanisme de la salivation   donc dans le système digestif.

Ici, on voit bien le sous-titre: la régulation des sécrétions salivaires. Je pense que c’est vraiment cette section là qui va répondre à mes questions. Mon objectif de lecture ici, c’est de bien comprendre le mécanisme de la salivation.

Les noyaux salivaires du bulbe rachidien assure l’activation de la salivation   à la suite de l’intégration de divers stimulus.  Donc il y a différents stimuli qui vont activer   la salivation, puis les noyaux salivaire du bulbe  rachidien assure l’activation de la salivation.

Je pense que si je comprends bien, le bulbe  rachidien c’est une structure de l’encéphale donc ça doit être un centre de contrôle. Je vais poursuivre ma lecture pour vérifier si ça fonctionne.

Les chimiorécepteurs où les  mécanorécepteurs du tube digestif supérieur   transmettent les signaux nerveux vers ce centre  de contrôle du système nerveux autonome. Effectivement, les noyaux salivaires  du bulbe rachidien c’est le centre de contrôle.

Ce sont eux qui assurent la salivation mais, il faut qu’il reçoive un signal donc les stimulus. ce sont des récepteurs, ça doit être eux qui détectent les stimulus. Les chimiorécepteurs et les mécanorécepteurs  du tube digestif supérieur transmettent les   signaux nerveux vers ce centre de contrôle  du système nerveux autonome.

Ces récepteurs   peuvent détecter plusieurs types de stimulus.  Les chimiorécepteurs et les mécanorécepteurs, ils   détectent les stimulus donc j’imagine que “mécanorécepteurs” c’est pour des stimulus de type   mécanique et les “chimiorécepteurs” c’est pour des stimulus  de type chimique.

J’imagine que c’est ça. Ces récepteurs peuvent détecter plusieurs types de  stimulus notamment l’introduction de substances   dans la cavité orale surtout si elles sont acides  comme le citron.

C’est vrai que le citron   ça fait saliver. C’est tellement amère donc acide.  … ainsi que l’arrivée de nourriture dans   la lumière de l’estomac, particulièrement les  aliments épicés ou acides.

Les différents   types de stimulus, si je relis, plusieurs  types de stimulus notamment l’introduction de   substances dans la cavité orale. Ça, c’est un  stimulus “l’arrivée de nourriture dans la lumière   de l’estomac” Quand la nourriture arrive à  l’estomac, ça serait détectée.

Ça déclencherait la   salivation, particulièrement les éléments épicés et  acides. En cas d’ingestion de nourriture avariée,   certaines toxines bactériennes stimulent un  récepteur. OK.

Les toxines bactériennes aussi   s’en est un stimulus. Stimulent les récepteurs qui envoient  les signaux neuronaux vers les noyaux salivaires.   OK. Ces noyaux reçoivent également des signaux  des centres supérieurs du cerveau en réponse   à la pensée, la vue ou l’odeur de nourriture.

OK,   ça veut dire que la pensée, la vue, l’odeur   de nourriture c’est aussi des stimulus qui peuvent  faire en sorte que le bulbe rachidien va   activer la salivation. Ainsi, la stimulation  des noyaux salivaires produit une augmentation   du réflexe parasympathique.

Un réflexe  parasympathique, une activité réflexe   c’est une activité qui se fait tout seul. OK, oui  c’est système nerveux autonome parasympathique   système nerveux autonome transmis le long du nerf  facial aux glandes salivaires.

Donc,   c’est un réflexe parasympathique. Le système  nerveux parasympathique qui est impliqué   puis ça stimule les glandes salivaires donc les  différents types de glandes salivaires.  On les a vus dans le cours : les sublinguales et les glandes  parotides pour déclencher la production   supplémentaire de salive.

Donc, une production supplémentaire: c’est vrai on en produit   tout le temps un petit peu de salive mais là quand on a les  stimulus on en produit plus. Donc pour   déclencher une production, ce serait la réponse  des glandes salivaires quand elles sont stimulées.

La stimulation parasympathique permet aussi l’activation des  glandes salivaires mineures qui assure une   production minimale continue. Ah oui, c’est  ce que je viens de dire! Effectivement, on produit   toujours! La stimulation parasympathique permet  aussi l’activation des glandes salivaires mineures   qui assure une production de salive minimale et  continue.

Donc, on produit toujours la salive mais   quand on a les stimulus mentionnés ici, là on  en produit plus de salives mais on en produirait   toujours. On a toujours la bouche humide. Donc,  si je résume, quand on a les stimulus: l’arrivée de  nourriture, les toxines bactériennes ou la pensée  de nourriture donc ça c’est détectés par des chimiorécepteurs ou mécanorécepteurs le long  du tube digestif.

Ça envoie un signal aux noyaux   salivaires du bulbe rachidien qui activent, par des nerfs parasympathiques, les glandes salivaires qui   elles vont produire de la salive. Là, j’ai bien  compris le mécanisme.

Je pense que j’ai bien   répondu à ma question “comment est produit la salive”  et j’ai atteint mon objectif. J’ai bien compris le   mécanisme pour m’assurer que je l’ai bien compris, je pourrais le schématiser est justement l’une des   prochaines stratégies de lecture présentée dans la  prochaine capsule vidéo, c’est la schématisation.

Source : Youtube

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